Test Vivo Y21s : une mise à niveau qui manque un peu d'audace - Les Numériques

Test Vivo Y21s : une mise à niveau qui manque un peu d'audace – Les Numériques

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Le Vivo Y21s succède au Y20s, smartphone d’entrée de gamme misant davantage sur l’autonomie que sur la performance. Le modèle de 2021 entend faire mieux sur le terrain de la photo et moderniser le reste de la prestation.
Le Y21s de Vivo espère rencontrer le succès sur un marché pour le moins encombré : celui des smartphones à moins de 200 € — prix auquel on le trouve chez tous les revendeurs, quoique son tarif de lancement soit fixé à 219 €. Pour cette somme, il présente une fiche technique classique, comprenant un écran HD+ de 6,51 pouces, un SoC Helio G80 de MediaTek, 4 Go de mémoire vive, un espace de stockage de 128 Go et une batterie de 5000 mAh, sans oublier un triple module photo dont le premier, au capteur de 50 mégapixels, est en réalité le seul réellement exploitable.

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Un ensemble qui le classe comme concurrent d’appareils tels que le Motorola G50, le Xiaomi Redmi Note 10S ou encore le Galaxy A22 de Samsung. Au sein du catalogue de Vivo, il se situe donc une centaine d’euros en deçà du V21, testé par nos soins et avec lequel il ne faut donc pas le confondre.
Le Y21s ressemble beaucoup à son prédécesseur, à l’exception de son module photo dorsal un peu plus large, qui met à l’honneur son capteur de 50 Mpx. Il s’agit toujours d’un grand smartphone à écran de 6,51 pouces, intégré à un appareil de 164,3 x 76,1 x 8 mm. Il est un peu plus fin (8,4 mm) que son aîné, le Y20s, et plus léger que ce dernier (182 g contre 192 g).

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L’appareil en conserve la finition convenable et l’allure agréable. Vivo a fait le choix d’un plastique mat plutôt élégant, dans le coloris bleu que nous avons reçu. Il a toutefois l’inconvénient de retenir les traces de doigts et de se rayer un peu facilement : l’emploi d’une coque semble ici justifié. Elle permettra d’ailleurs d’adoucir des tranches plates que l’on aurait aimées un peu plus arrondies dans la paume. Celles-ci accueillent un bouton power cachant un lecteur d’empreintes, et, en bas, la combinaison USB-C et prise mini-jack. Il y a donc du mieux si l’on compare l’appareil à son prédécesseur, encore pourvu d’un micro-USB vieillissant.

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La façade du smartphone est occupée à 82,6 % par son écran. Ce dernier conserve une encoche en forme d’une goutte d’eau, quand des modèles moins onéreux sont déjà passés au poinçon.
La prise casque du Y21s est passable, avec une dynamique dans la moyenne et un peu de distorsion. Elle complète un haut-parleur moyen, et bien sûr une connectivité Bluetooth 5.0 que l’on aura tendance à conseiller.

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Le Y21s présente un afficheur pour le moins conventionnel. Si l’on n’attend pas vraiment d’Oled sur sa fourchette tarifaire, il faut avouer que l’encoche en forme de goutte d’eau visible sur sa partie supérieure n’évoque pas une modernité folle… Toutefois, le G50 de Motorola ne fait pas mieux, et il n’y a guère que le Redmi Note 10s qui ose l’Amoled et le poinçon. Quoi qu’il en soit, cette dalle de grande taille (6,51 pouces) affiche une définition de 720 x 1600 pixels, soit de la HD+ et une résolution de 270 ppp, plutôt basse au regard du marché actuel, et se contente d’un taux de rafraîchissement fixe de 60 Hz. Ce tableau un peu terne souffre d’un manque d’agrément, puisqu’en marge d’options proposant de protéger les yeux de la lumière bleue, Vivo ne propose pas de véritable option dédiée à la calibration de son écran. Il faudra donc se contenter de la prestation du smartphone par défaut.
À son crédit, le contraste est très satisfaisant pour sa gamme de prix, avec une mesure à 1501:1. La luminosité est également correcte avec 477 cd/m2. Elle se situe dans la moyenne des smartphones d’entrée de gamme et offre une bonne lisibilité en pleine lumière, sans atteindre les records des meilleures dalles du moment. Sa réflectance, à 46 %, n’est pas trop élevée, ce qui contribue au confort d’usage. Les autres mesures de l’appareil sont d’ailleurs conformes à son positionnement : son temps de rémanence s’élève à 17 ms et son retard tactile à 97 ms, ce qui assure un bon confort d’usage. Sa luminosité minimale, mesurée à 2,8 cd/m2, est d’ailleurs agréable dans l’obscurité.

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Pour autant, l’affichage n’est pas parfait, quelques dérives colorimétriques étant signalées par son deltaE de 3,5. On note surtout une température des couleurs un peu froide, mesurée à 7603 K, loin des 6500 K de notre norme de référence. Il reste possible d’obtenir un rendu un peu plus chaud en passant par la jauge proposée par Vivo, mais le réglage est trop peu précis pour que nous puissions vous proposer une calibration-type.
La puce Helio G80 qui anime ce Y21s n’est pas une inconnue. Nous l’avions notamment aperçue au sein du Samsung Galaxy M32, un peu plus onéreux que le modèle de Vivo d’ailleurs, mais aussi du Galaxy A22 4G, très proche de notre terminal. Cette puce à huit cœurs (deux Cortex-A75 à 2 GHz et six Cortex-A55 cadencés à 1,8 GHz) est ici flanquée de 4 Go de mémoire vive. Celle-ci gère sans encombre le multitâche, et récolte d’ailleurs à cet exercice un indice de 93. On note également un bond en avant si l’on compare le Y21s à son aîné, le Y20s, qui peinait plus rapidement lorsqu’il était fortement sollicité.

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En jeu, le G80 du Y21s ne parvient pas à faire mieux que le Snapdragon 460 du Y20s. La puce se comporte mieux que sur des smartphones concurrents qui en sont équipés, mais se contente d’un indice gaming de 62. Rien de catastrophique en soi, mais il ne faut pas espérer des débauches de fps : le smartphone se montre capable d’afficher 40 i/s au maximum, descendant à 30 i/s sur une phase de jeu un peu longue, et obtenant une moyenne de presque 35 i/s. De quoi jouer à des titres peu exigeants, en somme.
Nos tests de performance sont réalisés avec viSer, l’application développée par la société SmartViser.
Le Y21s a beau proposer un triple module photo, seul son capteur principal revêt un réel intérêt. Il s’agit en effet d’un capteur de 50 mégapixels flanqué d’une optique f/1,8 équivalente à 24 mm, le reste du bloc photo étant composé de deux capteurs de 2 mégapixels chacun avec optiques f/2,4, l’un dédié à la macro et l’autre à la mesure de la profondeur. Si l’on peut regretter l’absence de module ultra grand-angle, on apprécie la montée en gamme par rapport au Y20s, lequel proposait un capteur principal de 13 mégapixels.

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En faisant appel au pixel binning, le Y21s livre des clichés de qualité médiocre. Le manque de piqué est visible sur l’ensemble de l’image et les zones périphériques des clichés sont floues. Si l’exposition est correcte, le manque de netteté des contours et le lissage des textures sont pénalisants. Au moins ne souffre-t-il pas d’une accentuation artificielle adoptée par certains modèles concurrents.
Ces constats sont encore plus visibles de nuit. Les couleurs sont toutefois moins désaturées que sur des clichés concurrents, et le niveau de détails, quoique faible, est suffisant pour que les sujets soient lisibles — un peu plus, même, que sur les clichés du Redmi Note 10S de Xioami. Pas de quoi néanmoins réaliser des clichés convaincants à la nuit tombée, hors mode nuit. Celui-ci, prioritairement dédié à des scènes avec peu de mouvements, joue la carte de l’accentuation, ce qui fonctionne correctement sur des éléments tels que la couverture du livre ou les cartographies sur notre scène test. En revanche, certaines textures (crinière du lion) souffrent d’un lissage exacerbé.
Force est de constater qu’en isolant une zone de même taille au sein de la photo, alors même que l’on a choisi un enregistrement en 50 mégapixels exploitant individuellement chacun des photosites du capteur, le rendu n’est pas davantage détaillé. On se contentera donc, de jour comme de nuit, de l’utiliser en cas de besoin de recadrage léger tout au plus, le poids des clichés s’établissant tout de même autour de 10 Mo.
Le Y21s propose en façade un module photo de 8 mégapixels (optique f/2,0). Celui-ci permet de réaliser des clichés de qualité passable, avec une nette tendance au lissage. Attention d’ailleurs à désactiver les fonctions d’embellissement des visages, qui ont tendance à accentuer cet effet et sont activées par défaut. Si toutefois vous souhaitez apporter quelques modifications à votre visage lors de la capture de selfies, notez que de (très) nombreuses options sont disponibles. Quelques-unes d’entre elles sont disponibles en mode vidéo (avec le capteur dorsal), sous réserve que vous filmiez en 720p. Au maximum, notez que vous pourrez filmer en 1080p à 30 fps en façade comme au dos, sans stabilisation ni options spécifiques.
Avec ses 5000 mAh, le Y21s profite d’une capacité au niveau de la grande majorité des smartphones actuels. Sa charge 18 W lui permet de retrouver sa pleine capacité en 1 h 50 min, soit peu ou prou la durée que demandait son aîné. Son autonomie, quant à elle, s’établit à 22 h 22 min selon nos mesures, une endurance satisfaisante et pratiquement identique à celle qu’offrait le Y20s.

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Nos tests de batterie sont automatisés par viSer, l’application développée par la société SmartViser.
Les résultats obtenus avec viSer sont issus de mesures effectuées en conditions réelles d’utilisation (appels, SMS, vidéos, lancement d’applications, navigation web…).
Notre score de durabilité permet de déterminer l’aspect durable du smartphone tant pour le consommateur que pour l’environnement. Il s’appuie à la fois sur l’indice de réparabilité, des critères de durabilité (indice de protection, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…) et une évaluation des politiques RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Vous trouverez tous les détails de l’analyse dans notre article présentant le score de durabilité. Le détail de son indice de réparabilité est quant à lui disponible ci-dessous.

Le Vivo Y21s tourne sous Android 11 et l’interface Funtouch OS 11.1. Comme ses homologues chinois, le fabricant a compris que le public occidental appréciait les versions stock d’Android. On se retrouve ainsi face à une expérience épurée, à l’exception de quelques applications préinstallées. On note ici et là la présence d’une appli Vivo.com et d’iManager, qui permet de “nettoyer” rapidement son smartphone — en vidant le cache ou en cherchant des malwares —, mais rien de bien dérangeant. La surcouche permet néanmoins de paramétrer l’esthétique générale en choisissant différents effets et thèmes applicables à l’ensemble.
Un an après le Y20s, le Vivo Y21s n’apporte que peu de nouveautés par rapport à son prédécesseur. Très similaire à son aîné en termes de design, ce smartphone 4G a le mérite d’offrir un écran plus contrasté, même s’il n’est pas mieux calibré, et de présenter un module photo principal de 50 mégapixels un peu plus efficace. Cependant, ces améliorations sont légères et peu surprenantes, d’autant que certains modèles facturés quelques euros de moins parviennent à faire largement aussi bien. Le fabricant se contente donc d’une mise à jour que l’on aurait souhaitée plus audacieuse.
Chef de service mobilité
A 270 ppi c’est très mauvais, des problème pour lire correctement.
Un test fait par un gamer.
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